Présentation de l'essai / Une opportunité pour dépasser dialectiquement la contradiction darwinisme - génétique - Le conflit qui oppose depuis le début du vingtième siècle les généticiens, de tendance mécaniste (notion de « programme génétique ») et déterministe, aux darwiniens, de tendance vitaliste et indéterministe (couple « hasard / sélection » comme moteur de l’évolution), a finalement débouché en 1947 sur une assez maladroite « synthèse » néodarwinienne, la « théorie synthétique de l’évolution », et non sur un réel dépassement dialectique. Le darwinisme fut alors omniprésent dans la théorie officiellement dominante, comme garantie de matérialisme scientifique, mais tout à fait absent dans la pratique, où seule comptait la recherche en génétique, dirigée en fait par son propre dogme instructionniste autonome (dogme par ailleurs fondamentalement anti-sélectionniste donc anti-darwinien). Le néodarwinisme est ainsi devenu le double monstrueux du darwinisme tel qu’il aurait pu se développer dans un cadre résolument matérialiste ; il en est l’inversion/adaptation aux dogmes idéalistes du mendélo-morganisme réellement dominant. Aujourd’hui, le néodarwinisme ne subit donc pas seulement une « crise de croissance », selon la formule que Lénine appliquait à la physique du début du vingtième siècle…Il souffre en fait mortellement de la maladie développée par son principal organe ; la génétique moléculaire. [Lire la suite]